Pour tout vous dire, je n'ai pas assisté à la première semaine de travaux et...J'en suis heureux ! La démolition, d'après ce que Béa a pu m'en dire, fut "funky" : elle fut effectuée par un ouvrier qui poussait des hurlements de joie chaque fois qu'une partie des trois murs tombait - imaginez l'entrée : vous passez la porte, à votre droite un mur et une porte, c'est la salle de bain, une autre porte ensuite, ce sont les wc ; sur votre gauche un mur et une ouverture pour la cuisine - bref, tout cela n'est plus maintenant qu'une seule et même pièce.
Béa étant infirmière libérale, elle commence sa journée vers 5h30 le matin, pour revenir faire une courte sieste de 13h00 à 15h00 et repartir à 16h00 pour rentrer vers 20h00... Donc, ce premier lundi de travaux, elle se coucha confiante dans sa capacité à s'endormir rapidement et...Enorme bruit de mur qui s'écroule précédant un Hurlement strident, mais pourtant joyeux, venant du dessous qui, à ses dires, eut pour conséquence principal une panique soudaine qui augmenta avec le second hurlement.
Sa descente de lit - pas le tapis, l'action... - fut rapide, ainsi que le franchissement des marches séparant notre chambre du rez de chaussée, pourtant stoppée par une collision avec ma fille Constance qui sortait de sa chambre au même moment, affolée par ce mélange de bruits sourds d'effondrement et de cris aigus. L'auteur de cette panique était en phase avec son comportement - je ne l'ai personnellement pas encore vu, je vous tiendrais informé de mon avis ASAP - un petit gars musclé avec une tête de légionnaire...
La réaction de Béa fut amusée - elle en a vu d'autres en vingt années d'hopital - mais celle de ma fille - 18 ans, en pleine période Gothique...- fut un mélange d'horreur et de peur, un peu comme si nous lui avions par mégarde - le GADLU nous en préserve - remplacé Evanescence sur son Ipod par les quatres saisons de Vivaldi ou pire, la dernière compil de Claude François (tiens, ça me fait penser à vérifier que l'électricien a bien validé notre choix de spots dans la douche à l'italienne...). Le "Légionnaire" s'excusa platement de son comportement en l'expliquant par une certaine jouissance qu'il avait a faire sauter les murs - peut être un ancien membre d'un régiment du Génie ? -.
Tout rentra dans l'ordre - tant est que l'on puisse parler "d'ordre" durant des travaux - et chacun retrouva ses occupations.
Cette première semaine de travaux fut, comment dire, la découverte d'un monde que nous ne maîtrisons pas mais, je vous le promets, que nous allons tenter de comprendre.
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